Qu’est-ce qu’une crise d’hypoglycémie ?

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Nous avons tous quelques notions sur la question : lorsqu’on consomme un repas contenant du sucre (simple ou complexe), ce sucre passe dans le sang et atteint un certain taux. Si ce taux passe en dessous d’un certain seuil tout fout le camps… Mais qu’en est-il réellement ? Qu’est-ce qu’une hypoglycémie, pourquoi survient-elle, est-ce que ça peut arriver chez tout le monde et à n’importe quel moment… Holyfat débroussaille cette grande question et dédramatise la situation ! 

Quelques notions de physiologie tout d’abord.

C’est-y quoi donc la glycémie, et en quoi maintenir un niveau dit normal est important ?

La glycémie, c’est le taux de sucre dans le sang. La base ! Elle augmente après le repas, diminue en période de jeûne et déclenche une cascade de réactions chimiques

Chez un individu adulte bien portant (sans diabète ni pathologie métabolique impliquant un dérèglement de la glycorégulation), la glycémie à jeun doit être comprise entre 0,7g/l et 1,09g/l de sang. Elle est mesurée à l’aide d’une prise de sang, réalisée en laboratoire, ou d’un petit appareil appelé lecteur de glycémie.

A partir de 1,1g/L et jusqu’à 1,25g/l de sang, on parle d’anomalie de la glycorégulation, et à partir de 1,26g/l de sang, de diabète (si d’autres indicateurs sont également au rouge).

>> D’ailleurs, la rédac’ en profite pour préciser tout de suite qu’aussi passionnant soit-il, on ne va pas s’étendre dans cet article sur le très vaste sujet du diabète, ses complications, causes, traitements etc.

Que se passe-t-il quand la glycémie sanguine augmente, après un repas par exemple ?

Une fois le glucose passé dans le sang, il a pour mission d’entrer dans les cellules pour leur fournir de l’énergie. Le surplus sera stocké dans le foie, les muscles squelettiques ou en petites quantités dans d’autres tissus comme le tissu nerveux pour constituer une réserve, sous forme de glycogène (on appelle cette étape la glycogénogénèse – à placer en mot compte triple au Scrabble). Ces mécanismes participent à maintenir l’homéostasie : l’équilibre physiologique du corps. Cette régulation met en jeu plusieurs organes : pancréas, foie, rein, le système hormonal, et également plusieurs substances aux effets parfois analogues : insuline (hypoglycémiante), glucagon et adrénaline (hyperglycémiantes), cortisol (hyperglycémiante), hormone de croissance.

Mais on n’entre pas dans une cellule comme dans un moulin, non non. Il faut que l’accès soit autorisé ! Pour le glucose, le vigile de la glycorégulation s’appelle l’insuline. C’est elle qui va lui permettre de pénétrer dans les cellules, en faisant migrer les petites portes (perméases) vers la paroi, créant ainsi un passage temporaire. C’est quand même diantrement bien fait !

Lorsqu’un individu ne produit plus d’insuline, ou pas assez, cette action n’est donc pas réalisable, et le glucose sanguin va donc s’accumuler et augmenter de manière importante : on parle d’hyperglycémie. A l’inverse, lorsque le glucose a été consommé (par exemple durant un effort sportif ou après un jeûne long) et qu’on n’apporte pas plus d’énergie au corps (via l’alimentation ou une boisson), le taux sanguin peut passer sous le seuil des 0.7g/l : on parle alors d’hypoglycémie. Il n’y a plus assez de sucre pour nourrir les cellules et l’organisme tire le signal d’alarme. Cette hypoglycémie peut être ressentie bien avant le seuil critique, ou bien après (plus risqué) si la personne qui en est victime n’y est pas ou plus sensible.

Qu’est-ce qu’une hypoglycémie, comment sait-on qu’on a atteint la limite et comment pallier ce problème ?

Une hypoglycémie, tu l’auras compris, c’est quand le taux de glucose sanguin diminue et passe sous un seuil critique pour l’équilibre et le fonctionnement de l’organisme. S’ensuivent alors une série de réactions, dites adrénergiques et/ou neurologiques, qui peuvent survenir simultanément ou l’une après l’autre, plus ou moins fort : coup de chaud, pâleur, tremblements, déconcentration, tachycardie, irritabilité, fatigue intense, nausées, céphalées, vertiges, oreilles qui bourdonnent, jusqu’à la perte de conscience. Une hypoglycémie, facilement traitable et bégnine en soi, peut constituer une urgence si elle n’est pas corrigée en temps et en heure. Si elle arrive fréquemment, il est recommandé de consulter un médecin afin de vérifier s’il n’existe pas une pathologie sous-jacente.

Bon maintenant, tu sais ce qu’est une hypoglycémie, et ce qu’on ressent quand elle survient. Mais si j’en fais une, faut-il un médicament ? De l’alcool ? Une douche froide ?

Chenapan, une hypo n’est certainement pas une excuse pour boire l’apéro. D’ailleurs, figure-toi qu’elle peut facilement survenir après une soirée trop arrosée : l’alcool étant très sucré (uniquement en sucres simples, donc très rapidement assimilés), sans notre amie modération, il peut provoquer ce qu’on appelle un pic de glycémie. Et comme en cyclisme : tout ce qu’on monte, on le descend (je ne parle pas de ton verre, concentre-toi) : une fois le pic passé, plus dure sera la chute, la glycémie peut redescendre très rapidement et passer sous notre fameux seuil d’alerte. Donc « manger c’est tricher », ce n’est pas le meilleur adage que pourra citer ton copain Jean-Guy !

Cette petite parenthèse éthylique nous permet de souligner l’influence de l’alimentation sur notre glycémie, et l’importance d’éviter de consommer trop de sucres simples, surtout en prises isolées, notamment pour maintenir une glycémie stable (pour bien d’autres raisons bien sûr mais ne divergeons pas).

Ok, mais si je ne bois pas, ou peu d’alcool, peut-elle survenir comme ça, au détour d’une ruelle, sans raison ?

Non, pas de drama queen : n’oublions pas quand même que le corps est une fabuleuse machine et que de très nombreux mécanismes entrent en jeu avant qu’une potentielle alerte se déclenche. Sans pathologie particulière, il est donc rare de faire, ou même de frôler, une hypoglycémie. Tu peux quand même fêter ta victoire avec une petite mousse va !

Nous avons parlé juste avant de pic hyperglycémique. C’est une notion importante à considérer, en particulier quand on pratique un sport d’endurance !

L’absorption des glucides dépend de leur composition moléculaire (sucre simple ou complexe) et de leur indice glycémique (capacité d’un aliment à faire varier la glycémie). Mais les autres composantes du repas jouent un rôle primordial dans leur absorption, et dans la régulation de la glycémie : les fibres, les protéines, les lipides, contribuent également à éviter le fameux pic hyperglycémique d’après repas. 

Par contre, dans des situations particulières, comme par exemple durant un exercice sportif intense et/ou long, tu peux consommer une grosse quantité de sucre et quand même te retrouver en PLS au bord de la route au bout d’une heure. Là, on sort du contexte de régulation classique, le corps est soumis à un stress important, il ne peut pas tout gérer en même temps.

Imaginons que Murielle, traileuse amatrice, sans problème de santé particulier, décide de se lancer dans un trail de 20km. Bravo Mumu ! Elle n’a pas envie de manger un petit déjeuner, mais sur les conseils de Bernard, elle prend un gel sucré avant d’entamer sa course à travers monts et vallées. Notre Mumu pète le feu au départ, en plein pic glycémique puisqu’elle a ingéré du sucre à assimilation rapide. Mais Mumu n’avait pas bien lu la notice : du gel, elle doit en consommer à nouveau au bout de 45 minutes, puisque c’est une source énergétique de court terme, sans fibres, protéines ou sucres complexes pour l’accompagner… Mumu court depuis 1h, un effort important qui mobilise beaucoup d’énergie pour nourrir ses muscles, son cerveau, ses organes. Soudain, elle s’arrête, épuisée, comme si toute sa force était sortie par ses orteils. Ses oreilles bourdonnent, elle a faim, elle voit flou, elle a des frissons. Ca tombe bien, elle arrive au ravito/un copain passe par-là et a quelques réserves sur lui (choisis ton scénario).

Que peut faire notre chère Murielle, comment réagir ?

« Que ton alimentation soit ta première médecine » disait déjà Hippocrate 5 siècles avant J.C. La légende ne dit pas si notre cher grec faisait des hypos, mais ça fait chic posé là non ?

Pour se re-sucrer rapidement, il est nécessaire d’apporter minimum 15g de glucides simples à l’organisme. Cette dose, Murielle peut la trouver :

  • Dans une briquette de jus de fruits ou une petite cannette de Coca Cola classique (15cl)
  • Avec 3 carrés de sucre de 5g (les n°4 ou une bûchette individuelle)
  • Dans une cuillère à soupe de miel, ou une cuillère à soupe de sirop (grenadine, menthe, …) dans un petit verre d’eau

Elle doit ensuite se reposer, en sécurité et au calme, le temps que sa glycémie remonte. Si au bout de 10-15 minutes ça ne va pas mieux, elle peut reprendre un petit rab’ de sucre. Si ça va mieux et que son prochain repas est assez éloigné, nous lui conseillons de prendre en complément un morceau de pain, des crackers, un Holyfat… Pour éviter de recommencer la phase pic/descente.

Ces conseils de ressucrage valent bien entendu pour une personne qui serait sujette à une hypoglycémie hors contexte sportif. Chez un diabétique, ou un jeune enfant, la gestion de l’hypoglycémie requiert des précautions complémentaires (mesure des taux avant/après la crise par exemple), mais encore une fois, on n’entrera pas dans ces précisions.

Mieux vaut prévenir que guérir

Eh oui, parce que finalement, une hypo, ça peut surtout être évité, plutôt que traité. Nous te conseillons d’éviter de te bourrer de sucre avant / pendant ton effort (gels, barres, boissons, …). Opte pour des produits pauvres en sucres mais riches en énergie pour tes collations : amandes, noix, saucisson, fromage… Ou un Holyfat !

En effet, Holyfat propose un format tout à fait compatible, et même recommandé, dans un contexte d’endurance : faible dose (28g) et maxi apports (environ 200kcal), moins de 3% de sucres (présents naturellement dans les oléagineux). Tu as dans un pochon de quoi tenir longtemps, sans faire varier ta glycémie et sans devoir manger en grandes quantités, ce qui permet une énergie constante et durable et évite également les désagréments intestinaux qui peuvent être liés à une digestion difficile. Holyfat contient des oléagineux (que tu peux également consommer sous leur forme brute bien entendu), mais également de l’huile MCT issue de la noix de coco. Ces lipides sont très facilement assimilés et permettent un apport énergétique très rapide, et durable. Et en prime, c’est bon, et on ne rechigne pas sur un petit snack plaisir pour booster le corps et le moral !

Holyfat pourcentagesVoilà cher lecteur, nous espérons qu’à présent, l’hypo n’a plus de secrets pour toi !

N’hésite pas à consulter nos autres articles, notamment « Comment éviter la fatigue durant l’effort, en particulier pendant un sport d’endurance ? », qui traite en partie du sujet de l’hypo mais sous un angle totalement différent, celui du gras ! Avec en prime quelques astuces et conseils pour ta prépa et tes sorties sportives (ou tes journées chargées).